De mémoire, j’ai toujours
créé. À dix ans, je tournais des superproductions
avec la caméra 8mm de mon père. Ma célébrité
atteignait déjà deux ou trois pâtés de
maisons.
Aimant la vie de groupe, j’ai développé
des attitudes pour l’animation en m’impliquant dans le
mouvement scout et en travaillant dans les camps de vacances. C’est
là que j’ai rencontré les gens avec qui j’allais
fonder Animagination, une entreprise d’animation très
diversifiée. On disait oui à toutes les propositions,
du moment que c’était un défi intéressant.
Dix ans plus tard, Animagination avait concentré
ses activités vers le théâtre pour jeune public.
Les représentants des unions artistiques sont venus cogner
à notre porte pour nous demander de joindre leurs rangs. On
avait appris notre métier petit à petit. Sans s’en
apercevoir, on était devenu des professionnels.
Parallèlement, je donnais des ateliers de
théâtre pour jeunes et adultes. J’écrivais
moi-même les pièces. Le public répondait bien.
Ce qui m’a encouragé à continuer. Avec les années,
je me suis monté un répertoire important.
Ma copine est graphiste. Nous travaillons souvent
en collaboration sur des projets de communication. Je rédige
les textes, je manipule des images et je monte des sites web. Ce qui
m’a donné l’idée de mettre des extraits
de mes pièces de théâtre sur Internet. Le succès
fut immédiat. Aujourd’hui, je vends plus d’une
centaine de textes par année : beaucoup dans les écoles
du Québec, mais également au Canada francophone, en
Europe et même dans des contrées reculées comme
le Kirghizstan ou le Madagascar.
Je suis membre de l’Association Québécoise
des Auteurs Dramatiques. En 2003, mon texte pour adultes « Le
fuck en Alaska » a été choisi pour les Laboratoires
de l’AQAD qui ont eu lieu à la salle Périscope
de Québec.
J’aime créer et je m’intéresse
particulièrement au processus créatif. C’est mon
dada.