Le petit Poucet

Style/Thème :
Conte de Perrault
Lieux :
Forêt et maison
Nombre de comédiens :
11
Durée :
20 minutes
Âge :
5 à 8 ans
Niveau :
Débutant
Résumé :

Un classique qui ne se démode pas. Poucet est le cadet d’une famille de bûcherons. À la suite d’une famine, les enfants doivent aller travailler au village, mais en chemin, ils se perdent dans les bois. Ils trouvent une maison malheureusement habitée par un ogre. Poucet qui a beaucoup d’imagination, saura sortir ses frères de cette mauvaise situation.

Voilà une adaptation du célèbre conte qui se démarque par sa simplicité et son inventivité. Les filles de l’ogre sont devenues somnambules et les parents de Poucet ne se débarrassent plus de leurs enfants dans les bois. De plus, l’ajout d’un narrateur permet aux comédiens de facilement suivre l’histoire. Un texte conçu pour les petits et les débutants.

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Extrait du texte

Le petit Poucet

de Jacinthe Cloutier

Les personnages
Narrateur
Poucet
Pierrot, frère de Poucet
Paul, frère de Poucet
Henri : père de Poucet, bûcheron
Géraldine : mère de Poucet
Ogre
Femme de l’ogre
Ogresse 1
Ogresse 2
Ogresse 3

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SCÈNE 1

Narrateur : Un bûcheron et sa femme vivaient sur une terre avec leurs trois enfants. Ils gagnaient bien leur vie en vendant du bois… jusqu’au jour où survint une famine. Un beau soir, le bûcheron entre chez lui et annonce à sa femme qu’il n’a rien vendu depuis plusieurs semaines et qu’ils n’ont plus d’argent.

Pendant ce temps, Poucet, caché dans un coin, écoute la conversation de ses parents.

Géraldine : Qu’est-ce qu’on va devenir, Henri ? Le garde-manger est vide.

Henri : Je ne vois qu’une solution. Il faut envoyer nos enfants travailler.

Géraldine : Ils sont bien trop jeunes. Que veux-tu qu’ils fassent comme métier ?

Henri : Le marchand de fruits et légumes est passé me voir et m’a dit qu’il manquait d’employés. Il est prêt à engager nos fils.

Géraldine : Mais Poucet est bien trop petit. Il ne sait même pas compter. Comment fera-t-il pour savoir si les clients le paient correctement ?

Henri : Il ira cueillir des fraises au champ et les apportera au marchand pour qu’il les vende.

Géraldine : Tu n’y penses pas ! Le village est à deux jours de marche. Les enfants ont à peine mangé depuis ce matin. Leurs petites jambes ne pourront pas résister à une si longue route.

Henri : Tu iras avec eux et vous prendrez le raccourci par la forêt, ce sera plus rapide.

Géraldine : La forêt ? Mais c’est dangereux ! On dit qu’un ogre y habite. Je ne veux pas qu’il attrape mes enfants. Il les mangerait.

Henri : Ce sont des rumeurs. Les ogres n’existent pas… Mais vous marcherez tout de même en silence pour éviter d’attirer l’attention pendant que vous traverserez la forêt.

Géraldine se résignant : Bon, d’accord. Je ne vois pas d’autres solutions.

Henri : Vous partirez demain matin au lever du soleil.

Poucet qui est caché parle au public : Traverser la forêt ? Mais quelle mouche a piqué mes parents ? On peut se perdre et mourir de froid. Il faut que je trouve un moyen de reconnaître notre chemin si on se perd.

Narrateur : Poucet, qui prenait plaisir à chercher des solutions à tout, imagina une belle astuce. Maintenant, rejoignons la famille au petit matin.


SCÈNE 2

Géraldine : Allez ! Levez-vous les enfants, on doit partir.

Pierrot : Partir ? Mais où ?

Géraldine : Il faut se rendre au village avant la nuit. Mettez vos bonnets de laine, il fait froid. Dépêchez-vous !

Paul : Maman, c’est trop loin le village. Je n’ai pas envie de marcher toute la journée.

Géraldine : On n’a pas le choix. Vous devez aller travailler chez le marchand de fruits et légumes, il vous attend pour commencer demain.

Pierrot : Quoi ? Travailler ? Mais depuis quand les enfants doivent-ils travailler ?

Géraldine : Depuis que ton père et moi l’avons décidé. Maintenant, arrête de rouspéter et mets ton bonnet.

Pierrot traînant un peu de la patte : Pfff… D’accord.

Paul : J’aimerais mieux rester ici et m’amuser.

Géraldine poussant légèrement Paul : Allez, hop ! Hop ! Hop ! Toi aussi tu te dépêches.

Les enfants mettent leur bonnet de laine et partent avec leur mère.

 

SCÈNE 3

Narrateur : Après quelques heures de marche en forêt.

Pierrot : J’ai faim.

Paul : J’ai mal aux jambes.

Poucet : Est-ce qu’on arrive bientôt ?

Géraldine : Encore une heure ou deux et on aura franchi la forêt.

Poucet : Le soleil se couche. J’ai froid.

Géraldine regardant un chemin à droite et un autre à gauche : Arrêtons-nous quelques instants. Je dois réfléchir à la direction qu’il faut prendre.

Pierrot : On est perdu ?

Paul qui se retient pour ne pas pleurer : Oh non ! Les loups vont nous manger!

Géraldine : Nous ne sommes pas perdus, c’est juste que…

Pierrot : On devrait rebrousser chemin.

Géraldine : Je ne reconnais plus le sentier par lequel nous sommes arrivés.

Paul : Oh non ! Je pense que j’ai entendu un ours !

Poucet joyeusement : Maman, on peut retourner chez nous. J’ai semé des petits cailloux blancs tout au long de notre trajet. En les suivant, on retrouvera la maison.

Géraldine : Poucet, t’es génial. Grâce à toi nous sommes sauvés.

Elle lui donne un bisou et le serre dans ses bras.

 

SCÈNE 4

Narrateur : Quelques heures plus tard, Poucet, ses frères et leur mère sont de retour à la maison. Henri, surpris qu’ils soient tous là, se réjouit tout de même de les revoir. Cependant, il leur rappelle qu’ils devront, dès le lendemain, reprendre le chemin de la forêt pour aller travailler. Après une bonne nuit de sommeil au chaud, la mère réveille les enfants.

Géraldine : Allez les enfants ! Il faut partir.

Pierrot : Encore !

Paul : Je ne veux plus retourner dans la forêt. Ça me fait peur. On entend des loups qui hurlent et des gros ours qui grognent comme ça, grrr !!

Géraldine : T’as beaucoup trop d’imagination Paul.

Poucet : Je vais aller chercher des cailloux blancs au bord du ruisseau et les semer sur notre chemin comme la dernière fois.

Henri : Tu n’as pas le temps d’aller au bord du ruisseau, Poucet. Il faut que vous partiez tout de suite pour arriver avant le coucher du soleil. Prenez les derniers morceaux de pain qu’il nous reste, vous les mangerez sur la route.

Poucet : Mais papa, si on se perd…

Géraldine : Il n’y a pas de mais, Poucet. Écoute ton père. Je saurai quel chemin prendre cette fois. Mettez vos bonnets de laine, nous partons à l’instant.

Henri : Bonne route et soyez prudents.

 

SCÈNE 5

Narrateur : C’est le cœur gros que Géraldine et ses trois enfants s’aventurent sur le sentier qui mène vers le village. En chemin, Pierrot et Paul grignotent leur pain pendant que Poucet coupe son morceau et sème les miettes. Après quelques heures, ils arrivent à la croisée de deux chemins et la mère hésite.

Géraldine : On va s’arrêter ici les enfants. Pierrot, j’aimerais que tu surveilles tes frères pendant que je chercherai la meilleure direction à prendre. Attendez-moi.

Pierrot fier de sa responsabilité : Ne t’inquiète pas maman, je vais bien les surveiller.

Paul : Oh non ! Moi j’ai trop peur.  Je veux aller avec toi maman ?

Géraldine : Non Paul, tu restes ici avec tes frères. Si tu as trop peur, chante une chanson.

Paul : Parfait. Je chanterai la chanson des légumes.

Géraldine : C’est une très bonne idée Paul. Soyez sages, je reviendrai avant que la nuit tombe.

La mère part de son côté et les enfants restent seuls.

 

SCÈNE 6

Narrateur : Pendant qu’ils attendent leur mère, les trois frères se divertissent tant bien que mal avec ce qu’ils ont sous la main.

Les enfants sont assis par terre et jouent avec des morceaux de bois mort et des cailloux. Ils semblent trouver le temps long.

Paul commence à paniquer un peu : Je suis sûr que maman ne reviendra pas avant la noirceur. Regardez le soleil est presque couché.

Pierrot : Arrête de pleurnicher Paul. Elle nous a promis qu’elle serait de retour avant la nuit.

Paul pleurnichant : Oui, mais si elle est perdue, on ne la reverra plus et les loups vont nous dévorer.

Pierrot : T’as vraiment trop d’imagination. Chante la chanson des légumes, c’est plus joyeux.

Narrateur : Ainsi, Paul et Poucet entonnent la chanson des légumes tout en exécutant les gestes appropriés. Ils s’amusent.

Paul et Poucet : Tous les légumes, au clair de lune étaient en train de s’amuser ! Ils s’amusaient ! Tant qu’ils pouvaient ! Et les passants les regardaient. Les cornichons tournaient en rond, les artichauts sautaient à petits sauts. Les céleris valsaient sans bruit et les choux-fleurs se dandinaient avec ardeur ! (Air et paroles disponibles sur YouTube)

Narrateur : Mais une fois la chanson terminée, ils s’aperçurent que la nuit était tombée.

Paul : Pierrot, j’ai peur. Je veux rentrer chez nous.

Pierrot : On ne peut pas, on ne connaît pas le chemin et il faut attendre maman.

Poucet : Moi, je sais comment retourner à la maison. J’ai semé des miettes de pain sur mon chemin. On n’a qu’à les suivre pour revenir sur nos pas.

Pierrot : Pourquoi je n’ai pas pensé à ça moi ?

Paul : T’es génial Poucet ! On s’en va. Vite !

Pierrot : Oui, allons-y. Il fait trop froid pour passer la nuit ici. Maman saura bien nous retrouver.

Les enfants rebroussent chemin et cherchent les miettes de pain, mais elles ne sont plus là.

Paul : Où sont les miettes ? Je ne les vois pas.

Poucet : Ah non ! Les oiseaux les ont mangées ! On est perdu.

Les trois frères se collent et ont peur.

Paul pleurnichant : Qu’est-ce qu’on va devenir ? Je ne veux pas être dévoré comme un petit poulet.

Pierrot : Tu n’as que la peau et les os, ça n’intéressera ni les ours ni les loups.

Poucet monte dans un arbre et aperçoit une maison au loin.

(Il peut y avoir un escabeau ou un marchepied derrière un arbre en carton pour que Poucet simule qu’il monte dans un arbre. Vous pouvez aussi installer un petit banc qui pourrait servir de rocher sur lequel il monte pour voir au loin).

Poucet : On est sauvé ! J’aperçois une maison avec de la lumière là-bas !

Pierrot : Allons cogner à la porte de cette maison. On leur demandera de nous laisser entrer pour dormir cette nuit.

Paul effrayé : Dépêchons-nous, j’entends un ours qui grogne.

Narrateur : Guidés par la lumière, les enfants se dirigent vers la maison. Ils cognent à la porte.

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tableau des répliques poucet

Droits d'auteur (FAQ)

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Auteur

Luc Boulanger

Luc Boulanger auteurDétenteur d’un certificat de deuxième cycle en journalisme, c’est d’abord avec sa plume que Luc Boulanger s’est démarqué. Il a écrit une cinquantaine de pièces de théâtre qui sont diffusées dans internet et jouées partout sur la planète ; de Fermont au Kirghizistan, en passant par Singapour et Genève.

Il est cofondateur de la troupe de théâtre Animagination qui présente depuis plus de 25 ans des spectacles pour jeune public. En plus de concevoir les pièces, il est également comédien. La troupe se produit entre 50 et 100 fois par année au Québec et dans la francophonie canadienne. Animagination a eu la chance de travailler avec l’auteur Dominique Demers pour la conception et la présentation d’une pièce de théâtre mettant en vedette le personnage de Mademoiselle Charlotte.

En 1996, il a participé à la création du centre d’art La Chapelle, la salle de spectacles de son quartier dont il fut le premier coordonnateur durant trois ans. Il est resté un collaborateur actif du lieu et plusieurs de ses productions théâtrales sont présentées en primeur à La Chapelle.

Luc Boulanger a énormément travaillé comme animateur auprès des jeunes et des adultes. Il a notamment accompagné plusieurs groupes de voyageurs, visitant ainsi plus de 25 pays. Aujourd’hui, il agit davantage en tant que formateur en théâtre, en improvisation et en cinéma. Il fait partie de la liste de ressources du programme «Écrivains à l’école» subventionné par le ministère de l’Éducation. Une de ces expériences marquantes en tant que formateur est une série de trois séjours au Nunavik pour enseigner à de jeunes animateurs Inuits.

Grand amateur de cinéma, Luc réalise des films et des clips vidéo depuis qu’il a dix ans. Lors d’un voyage en Allemagne pour assister à une de ses pièces jouées en allemand, il a monté un reportage en utilisant seulement son iPhone. D’ailleurs, il est un passionné d’informatique, il connaît bien le langage HTML et explore constamment le logiciel Photoshop. Il conçoit la plupart des affiches de ses spectacles et adore la photographie de plein air. À l’occasion, il accepte des contrats de photos.

Membre de l’Union des Artistes (UDA) et président du conseil d’administration de l’Association québécoise des auteurs dramatiques (AQAD), Luc Boulanger est interpelé par les conditions socio-économiques de ses pairs. Il est ainsi un des fondateurs du Regroupement énergique des petites entreprises de théâtre (RÉPET) qui vise à valoriser le travail des artistes de théâtre qui s’autoproduisent.

En septembre 2013, Luc Boulanger a reçu une médaille de l’Assemblée nationale pour la diffusion de ses oeuvres et son implication dans son milieu.

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